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L'INVITÉE / Merieme Menant

  • Photo du rédacteur: Katell Magazine
    Katell Magazine
  • il y a 16 heures
  • 3 min de lecture

Merieme Menant est comédienne. Elle est Emma la clown, un personnage haut en couleurs.

Après 35 ans à Paris, elle vit désormais à Saint-Quay-Portrieux depuis 2022.


Merieme est passionnée de théâtre depuis sa plus tendre enfance. Elle grandit au Mans où, à 13 ans, elle joue un personnage de la pièce Le cheval évanoui de Françoise Sagan : un jeune provincial amoureux d'une parisienne. « Il était très maladroit et j'ai beaucoup fait rire ! Cette expérience a été pour moi un choc. Toutes les cellules de mon corps ont dit :  « C'est ça que je veux faire ! » ». Un an plus tard, l'artiste en devenir vient vivre à Saint-Brieuc avec sa famille. Son papa y sera directeur de l'École normale. Merieme suit des cours de musique au Conservatoire de Saint-Brieuc et pratique le théâtre en troupe. Elle le sait, elle veut faire du théâtre... toute sa vie ! « À 20 ans, je me suis donc rendue à Paris, dans la brillantissime école internationale de théâtre Jacques Lecoq. C'était pour moi un rêve qui se réalisait  ! ».


L'école Lecoq

L'école Lecoq a été pour Merieme une aventure exceptionnelle, le terreau favorable à la naissance, des années plus tard, d'Emma la clown : « J'ai tout appris dans cette école. J'ai appris à désapprendre, à improviser, à habiter mon corps, à l'habiter autrement... c'était très puissant et très formateur », détaille Merieme.


Un père passionné de théâtre

« Mon père faisait du théâtre amateur avant ma naissance. Mon arrivée a fait qu'il est devenu sérieux. Il avait donc, comme moi, l'amour du théâtre. C'est la raison pour laquelle, sans doute, il m'a toujours encouragée. Il m'a par exemple aidée à payer l'école Lecoq, particulièrement onéreuse. Je crois qu'Emma la clown ressemble à sa mère. Ça le troublait. Mais jamais il n'a remis en cause mon personnage ni ce que je faisais avec. Une fois, j'étais hésitante et je lui ai dit « je ne sais pas ce que je vais faire là tout de suite avec Emma sur scène... ». Sa réponse a été mon plus beau cadeau : « Peut-être que toi tu ne sais pas, mais Emma, elle, elle sait ! » ».


Emma la clown

« Après Lecoq, je n'avais plus de sous. J'ai donc joué dans le métro, forte d'un petit xylophone et avec un ami américain qui jouait du ukulélé. On a fait ça tout l'été 90. Puis on a tourné dans les cafés. Et j'ai changé de partenaire. Je me suis mise à jouer avec un ami italien, Gaetano Lucido, dont je suis tombée amoureuse. On a fait du clown en duo durant quatre ans. On a gagné beaucoup de prix. Il était le clown blanc, celui au visage blanc, et moi le clown auguste, celui au nez rouge. C'était les débuts d'Emma la clown. Elle est vraiment née en 1998 quand j'ai commencé les spectacles solo après m'être séparée de Gaetano. Ça a été pour moi le début de la liberté. J'ai alors créé plusieurs spectacles : Emma sous le divan (2004), Emma Mort, même pas peur (2013) et Qui demeure dans ce lieu vide ? (2020). Le premier parle de s'aimer soi-même, le deuxième d'aimer la mort, et donc la vie, et le troisième du vide quantique.


La Passerelle

Avec Emma la Clown, Merieme a été artiste associée à La Passerelle de Saint-Brieuc de 2004 à 2012 : « Ça a été pour moi une grande chance d'être soutenue par une scène nationale. J'ai arpenté beaucoup de petits lieux  du département comme Plélo, La Roche Jagu... Je suis tombée amoureuse de Trémargat », se réjouit l'artiste.


Un clown, c'est quoi ?

« L'essence du clown, c'est l'amour, définit Merieme. Le clown parle de l'intimité de chacun des spectateurs. Il est en eux. C'est un personnage très puissant ». Pour Merieme, le clown est le maître de la chute, de la rupture de l'équilibre. « L'humour, c'est le timing », termine-t-elle.


Chaplin

Et Chaplin ? « Chaplin est mon maître, mon héros. Il a tout fait, il a tout dit : la critique sociale, l'enfance, l'amour, la débrouillardise... », s'exprime Merieme avec de l'amour plein les yeux.


Devenir thérapeute

En plus d'être clown, Merieme est aujourd'hui thérapeute en PBQ (Potential Brain), une discipline élaborée par Pascale de Gail Athis et qui permet de devenir créateur de sa propre vie. Notamment en sortant de ce qu'est pour Merieme « la grande addiction occidentale : la culpabilité ». Quoi qu'il en soit, vous pouvez aller voir les spectacles d'Emma sans culpabiliser : elle s'éclate !



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